Les actes opposables

Les tarifs d'honoraires applicables aux consultations, aux soins conservateurs (traitements de la carie, dévitalisation, détartrage etc.), aux soins chirurgicaux (extractions, etc.), aux actes radiologiques et de prévention (scellement de sillons, Examen Bucco Dentaire), sont déterminés d'après une liste, fixée en application de la convention dentaire.

Les tarifs conventionnels ne sont pas libres, ils sont dits "opposables" aux praticiens qui ont choisi d'exercer à titre "conventionné". Ces actes ne nécessitent pas de devis, le praticien peut répondre à l'interrogation du patient sur leurs coûts.

Des dépassements d'honoraires sont possibles dans les cas suivants :

  • d'une exigence particulière du patient, par exemple, une consultation en dehors des horaires habituels du cabinet.
  • soins d'un chirurgien-dentiste qui dispose d'un droit permanent à dépassement (DP)


Les actes effectués chez un chirurgien-dentiste non conventionné sont pris en charge par l'Assurance Maladie et le remboursement se calcule sur la base d'un tarif dit « d'autorité », inférieur au tarif de convention.

En cas de dépassement ou d'honoraires libres, le chirurgien-dentiste est tenu de fixer ses honoraires « avec tact et mesure » et d'en informer son patient au préalable. Ils peuvent éventuellement être pris en charge par l'assurance complémentaire santé, selon les clauses du contrat.
Entente directe

Les tarifs d'honoraires des soins prothétiques (couronnes, bridge, appareils mobiles etc.) et orthodontiques (alignement des dents), peuvent faire l'objet d'une entente directe avec le patient.

Dans ce cas, le chirurgien-dentiste fixe ses honoraires librement avec tact et mesure, et évalués en fonction de la difficulté et de la complexité du cas ainsi que des charges professionnelles propres à chaque cabinet dentaire et de la notoriété du praticien. Ils peuvent également varier en fonction du nombre d'éléments réalisés au cours d'un même traitement.

Le praticien en informe son patient au préalable par l'établissement d'un devis descriptif du traitement et des actes prévus. (informations supplémentaires sur le devis).

La sécurité sociale ne prend pas en charge le montant des honoraires supplémentaires. Ils peuvent éventuellement être pris en charge en partie ou en totalité par l'assurance complémentaire santé, selon les clauses du contrat.
Les actes non remboursables

Dans les nombreux actes dentaires non remboursables (NR) par l'Assurance Maladie obligatoire on distingue deux catégories :

  • Les actes inscrits à la nomenclature générale des actes professionnels, mais ne remplissant pas les conditions (hors condition d’attribution) donnant droit au remboursement.
  • Les actes hors nomenclature (HN), non inscrits à la nomenclature générale des actes professionnels.


Seule l'assurance complémentaire peut prendre en charge ces actes, partiellement ou en totalité selon le contrat souscrit par le patient.
Remboursements

Les actes dentaires avec dépassement sont remboursés par l'Assurance Maladie sur la base de tarifs conventionnels. Les lettres clés correspondantes sont (SPR) pour les soins prothétiques et (TO) pour les traitements d'orthodontie.

Taux de remboursement :
La Sécurité sociale rembourse selon un taux qui représente un pourcentage appliqué au tarif de responsabilité. Ce pourcentage, comme les tarifs, est différent selon la nature des soins.

Ticket modérateur :
C'est la différence entre le tarif de responsabilité et la part remboursée par la Sécurité sociale. Il a été créé pour sensibiliser les assurés aux dépenses de santé. Le ticket modérateur est très souvent remboursé par l'assurance maladie complémentaire.

En revanche, l'assurance maladie obligatoire pour certaines maladies longues et coûteuses a une prise en charge à 100 % des frais médicaux. Dans ce cas, seuls les actes liés à la maladie sont exonérés du ticket modérateur et donc pris en charge à 100%.
La dentisterie neuromusculaire
 
L’ OCCLUSION
 
L’occlusion est la relation qui existe entre la mandibule (mâchoire inférieure) et le maxillaire (mâchoire supérieure) Cette position est affectée par la posture de la tête, par tous les muscles associés à la fonction masticatoire et par les articulations. Quand il y a des tensions musculaires crânio faciales,  il y a compensation posturale affectant les dents, les articulations et d’autres muscles.
Les dents maxillaires devraient être reliées au crâne selon un plan parallèle à certaines structures squelettiques s’objectivant notamment par un plan passant par la ligne passant par les deux pupilles ; les dents du haut et du bas doivent se rencontrer dans un plan appelé plan d’occlusion qui doit être également parallèle à la ligne bi pupillaire.
 
CONSEQUENCES D’UNE MAUVAISE OCCLUSION
 
Les conséquences d’un plan d’occlusion inapproprié sont :
  1. D’un point de vue dentaire :
    • Usure prématurée des dents antérieures (haut et / ou bas)
    • Usure des dents postérieures
    • Perte de dimension verticale (par usure des dents, la mâchoire du bas remonte (le menton se rapproche du nez, comme Popeye)
    • Eclats de l’émail des dents
    • Fracture des restaurations
    • Grincement des dents
  2. Par ailleurs
    • Maux de tête, migraines
    • Douleurs dans le cou, les épaules, le dos
    • Vertiges
    • Bourdonnement d’oreilles
    • Engourdissement au bout des doigts
 
BUT DU TRAITEMENT NEURO MUSCULAIRE
 
Les dents n’entrent en contact qu’au moment de la mastication et de la déglutition (2000 fois par jour) ; le reste du temps elles ne sont pas en contact. Le corps maintient la mandibule près du point d’activité (occlusion) à environ 1,5 à 2 mm. Cette position peut ne pas correspondre à la position où les muscles sont au repos.
Le but de notre traitement est d’analyser si le plan d’occlusion est parallèle aux structures crâniennes, d’analyser si la position habituelle de repos correspond réellement à une position de détente neuro musculaire et de voir si le trajet de fermeture est tel que la quantité d’énergie dépensée par les muscles soit minimale.
 
PRINCIPE DU TRAITEMENT
 
Mesurer l’activité électrique de vos muscles dans votre position habituelle (electromyographie BioEMG Bioresearch).
Stimuler à l’aide d’un courant ultra basse fréquence (QuadraTens Bioresearch) vos muscles pour les déprogrammer et les détendre puis mesurer la position de la mandibule par rapport au maxillaire à l'aide d'un dispositif électronique  de kinesiographie (JT3D Bioresearch)
Confronter la position avant et après stimulation et composer un plan de traitement pour que la position de détente neuro musculaire devienne votre position habituelle.
Une période de test préalable à l’aide d’un dispositif réversible appelé ORTHOTIC valide notre analyse ; ce dispositif permet de vérifier que cette nouvelle position est supportée et soulage vos maux en reliant de façon orthopédique la mandibule au crâne, en stabilisant les articulations temporo mandibulaires, en ramenant une fonction temporo mandibulaire normale en concomitance avec la réduction de la contraction musculaire cervicale et crânio faciale et en développant des modes de fonction et de repos dans des paramètres physiologiques normaux.. Ensuite les traitements de réhabilitation sont entrepris.

Si on mesure, c'est un fait ; si on ne mesure pas, c'est une opinion.
 
QUAND TRAITER
 
En présence des symptômes précédemment évoqués.
En l’absence de symptômes, lors de restaurations antérieures esthétiques (restaurations ne supportant pas bien les dysfonctions et dont l’intégration esthétique est d’autant plus réussie que le plan d’occlusion est parallèle à la ligne bi pupillaire), lors de restaurations prothétiques de grande étendue et enfin chez les sportifs de haut niveau en quête de performances ; nous pouvons réaliser pour eux des orthotics et des protège-dents leur permettant de pratiquer leur sport dans une situation où les muscles sont dans une position telle que leurs différents plans squelettiques soient alignés.